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Les Caves Blanches

Construits en 1850, comme résidence d'été et de chasse par le préfet du district Joseph Roua, ces bâtiments étaient divisés en appartements, greniers, caves et salles destinées à conserver les archives de M. le préfet et notaire Roua.
Certaines de ces caves abritent encore aujourd'hui le vin des glaciers, dont une cave blanche appartient à la Société de Développement de Grimentz / St-Jean.

Elles se situent au bas du vieux village, juste à côté de l'Hôtel-Restaurant du Mélèze. Associées aux raccards et à l'église, elles sont l'un des sujets de prédilection des photographes.
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Le Patrimoine de Grimentz

La Maison bourgeoisiale et sa cave

C’est en 1550 que la Bourgeoisie de Grimentz bâtit sa maison.

La Bourgeoisie contenait primitivement un four à pain et une cuisine.

Construite pour les assemblées, les réunions, les rencontres, elle remplissait également le rôle des administrations communales d’aujourd’hui.
La Bourgeoisie offrait aussi un endroit pour dormir aux gens de passage.

Elle a aujourd'hui encore un rôle d'accueil, puisque groupes et hôtes peuvent la visiter sur rendez-vous.

Tous les lundis, vous pourrez visiter la Bourgeoisie et le vieux village de Grimentz, de l’histoire du raccard à celle des Bourgeois de Grimentz, tout y est expliqué.
Le sous-sol de la Bourgeoisie est occupé par une vaste cave qui abrite des vins de plus de cent ans d’âge !

Cette collection de tonneaux en mélèze, dont certains sont fort anciens, conserve le fameux Vin du Glacier dont le vin le plus âgé date de 1886 !

Certains tonneaux datent certainement de la construction du bâtiment au vu de leur confection (les bois sont partagés et non sciés).

Le tonneau de 1969, le plus récent, n’est pas du « Glacier » mais fait office de pourvoyeur pour le remplissage des autres.
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Le vin du Glacier

Le Vin du Glacier - Un mythe oenologique

Le Vin du Glacier est célèbre aux quatre coins du monde puisqu'unique.

Propre au Val d'Anniviers et plus particulièrement à Grimentz, le Vin du Glacier est un mythe œnologique qui se déguste uniquement dans les caves du village.

Le principe du Vin du Glacier est extrêmement simple : les tonneaux ne sont jamais vidés et chaque année du vin nouveau est ajouté à l'ancien. Le plus âgé pouvant avoir plus de 125 ans !

Rien qu’à Grimentz, plus de 100 caves sont dénombrées. Chacune possède un fameux tonneau de Vin du Glacier. Soigneusement conservé !
Les mystères du Vin du Glacier sont nombreux.

Trop souvent réservé aux privilégiés, consommé pour des occasions spéciales, il semble introuvable, et si vous en parlez à votre fournisseur habituel, il vous assurera qu'il est impossible d'en acquérir dans le commerce. La perle rare se situe donc à Grimentz.

Vin mythique issu d’une tradition valaisanne ancestrale, le Vin du Glacier possède un caractère et un goût unique au monde. Celui façonné pendant plus de cinq siècles par les derniers nomades d’Europe Occidentale – les Anniviards.

Bien que les chemins ne soient plus de terre, le Vin du Glacier doit toujours se mériter. Si vous ne connaissez pas un habitant de la Vallée d’Anniviers disposé à vous faire déguster un verre de sa réserve personnelle, il n’y a qu’une seule solution : venir à Grimentz et profitez de cette aubaine donnée aux visiteurs tous les lundis en saison ou sur demande auprès de l’Office du Tourisme qui vous fera visiter la cave bourgeoisiale où les grands tonneaux de bois cachent des merveilles viticoles.

Pourquoi continuer à faire du Vin du Glacier?

En partant du principe qu’un peuple sans tradition est un peuple mort… à Grimentz, nous voulons vivre !… et faire connaître nos traditions que nous nous efforçons de perpétuer ! Pour donner un vin unique au monde.

Le Vin du Glacier a-t-il un avenir commercial ?

Jamais. Le Vin du Glacier est une curiosité qui demande beaucoup d’investissement et de temps. Il se veut le symbole de nos traditions et vendre notre âme : jamais !

Comment boit-on le Vin du Glacier?
Uniquement dans une cave ! C’est une curiosité que l’on doit déguster seul, sans accompagnement ou avec un vieux fromage. A cause de son goût fort et persistant, le Vin du Glacier doit être servi en dernier lors d’une dégustation. Dans le cas contraire, il occulterait les sensations gustatives des autres vins. Enfin, il faut le boire à la température d’une crevasse en été, c’est-à-dire très frais. Très frais.

Bienvenue!
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Les géraniums de Grimentz

Les géraniums et Grimentz sont liés par une histoire d’amour sincère.

La tradition de décorer ses balcons de géraniums datent de 1930 et s’est transmise de génération en génération. À l'origine, les habitants cultivaient les géraniums pour décorer l'église. Ils étaient, en quelque sorte, un vœu pieu pour prouver leur attachement à la religion.

Actuellement, ce vœu s’est certes estompé mais chacun continue d’orner ses fenêtres de géraniums, balcons et autres allées pour donner au vieux village et à ses raccards brunis une joie de vivre communicative.

Un plaisir visuel, mais aussi olfactif!
Le géranium, en plus d’être l’emblème estivale de Grimentz, compte de nombreuses variétés inconnues dont 34 sortes odorantes qui peuvent être admirées et ressenties le long de la rue piétonne et fleurie du vieux village via notre « Chemin des Géraniums».

Par ce biais, nous vous proposons un jeu de découvertes basé sur l’odorat qui vous propose de retrouver les différentes senteurs des géraniums.

Gratuit et fascinant, le chemin des géraniums de Grimentz vous envoûtera !
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La race d'Hérens

Le Valais possède une race bovine unique au monde: la race d'Hérens.

Cette vache robuste a la particularité de combattre pour établir une hiérarchie dans le troupeau. Ces combats de reines se déroulent de manière naturelle.

Lors de la sortie de l'étable, au printemps, lors de la montée à l'alpage, elles s'affrontent à coups de cornes et la nature prend ses droits.
Les origines de la race d’Hérens

La race d'Hérens est vraisemblablement le reliquat d'une population bovine qui peuplait à l'origine l'arc alpin des Alpes autrichiennes à la Savoie. Sa morphologie crânienne la place parmi le bétail à crâne large, appelé brachycéphale, caractère qui se retrouve chez les petits bovins du néolithique. Ses ancêtres étaient présents en Valais vers 3000 av. J.-C. comme l'atteste un fragment de crâne retrouvé dans le site archéologique de Sion - St-Guérin (Chaix 1986)

L’historique de la race d’Hérens

La ségrégation des races débute en Valais en 1860. De 1835, date de parution du premier décret de la Diète de la république instituant les concours des reproducteurs mâles, jusqu'en 1859, la notion de race était encore floue et l'on désignait ce bétail comme appartenant aux petites races de montagne. C'est en 1859 que la race d'Evolène, désignée dès 1861 sous le nom de race d'Hérens, est mentionnée pour la première fois dans les listes de concours. Le standard coloré définitif de la race n'a toutefois été défini qu'en 1885 dans le règlement d'application de la loi cantonale valaisanne sur l'élevage de 1884 comme suit : « manteau uni, châtain clair, noir ou rouge, avec raie claire sur l'épine dorsale. » Ce choix a été dicté à l'époque par la nécessité d'affirmer l'identité de la race d'Hérens par rapport aux autres races suisses, au sortir d'une période d'incertitude zootechnique et d'élevage en croisement. Dès lors, la panachure, qui était l'une des variantes colorées de la race, fut éliminée. Comme l'histoire d'une race ne s'interrompt pas, aujourd'hui, certains éleveurs souhaitent réhabiliter le variant coloré.

La typicité de la race d’Hérens

Les animaux sont de taille moyenne et présentent un type trapu et profond avec un corps large et bien musclé. L'ossature est fine et très solide. La tête est courte et large avec une forte encornure. Le regard est vif et expressif, le chanfrein droit et le mufle large. Les membres sont courts et vigoureux avec des articulations sèches et des onglons très durs. Les aplombs sont en général corrects, l'allure vive et dégagée.

La robe de la race d’Hérens

La robe est unie et varie du noir au fauve (rouge brique). Les muqueuses, les onglons et les pointes des cornes sont ardoisés ou noirs. Le standard coloré très large admis en sélection a permis la conservation de différents phénotypes colorés. De plus, une caractéristique rare réside dans le fait que les livrées juvéniles se modifient lors de la mue; de rouge le corps devient noir et la raie dorsale de noire devient rouge.

La combativité de la race d’Hérens

Les animaux de cette race sont dotés d'un tempérament vif et belliqueux qui se concrétise par la manifestation d'un rituel de dominance exacerbé. Les combats auxquels se livrent naturellement les vaches lors de la mise à l'herbe, de la montée à l'alpage ou lors de la réunion de deux troupeaux en témoignent. Cette aptitude est bien sûr à la base de l'organisation des combats de vaches qui ont lieu chaque printemps. Ces manifestations rassemblent plus d'une centaine d'animaux répartis en diverses catégories selon l'âge et le poids. Après maintes joutes, l'une des combattantes est déclarée « Reine » par le jury. De telles manifestations sont également organisées dans le Val d'Aoste avec les animaux de la race Castana et, depuis quelques années, un combat a lieu annuellement dans la vallée de Chamonix. L'aptitude au combat fait partie intégrante du patrimoine génétique de la race et, bien qu'aucune étude d'héritabilité n'ait été entreprise, il ne fait aucun doute que sa transmission soit d'ordre héréditaire.

La rusticité de la race d’Hérens

Forgée par la montagne, la vache d'Hérens est une excellente marcheuse qui se déplace aisément dans les terrains difficiles. Cette race a conservé un tempérament grégaire prononcé qui permet une conduite plus facile des animaux sur les pâturages d'altitude où les grands troupeaux présentent une étonnante cohésion. Elle est dotée d'un instinct maternel développé et n'a que peu de difficultés au vêlage.
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Le développement économique

Tout comme ses voisins anniviards, durant des siècles Grimentz n’a été qu’un petit village ignoré de beaucoup. Vivant essentiellement de l’agriculture, les Grimentzards pratiquaient le nomadisme, passant du village à la ville de Sierre : le bétail et les champs en altitude, la vigne en plaine. Chaque famille suivait ce programme immuable.

Les transformations économiques des années 50 allaient remettre en question ce système de vie pourtant ancré depuis des décennies. Modernisation des méthodes de production, explosion de la machinerie, de la technique allaient très vite ôter tout espoir de concurrence à l’agriculture montagnarde, avec pour conséquence un dépeuplement " logique " de la population. Débouchés quasi inexistants, seul un attachement à la terre ancestrale, dans des conditions ardues, permettait au village de maintenir un soupçon de vie durant l’hiver.

Les jeunes, quant à eux, n’avaient qu’un seul choix : l’exil vers la ville.
On comptait dans les années 70, 212 habitants à Grimentz.
Pour remédier à cette régression de la population, une seule solution : le tourisme.

Les différents secteurs
La quasi totalité des activités économiques du village vont de paire avec les activités touristiques. Grimentz a su cependant, et c’est là son atout, se diversifier aussi bien dans le secteur secondaire que tertiaire, offrant par là une grande variété de postes de travail et d’emplois qualifiés.
Le secteur de la construction a également suivi le mouvement.
Le secteur artisanal, lui, contribue à rappeler que l’art, c’est la vie et que le village vit.
Quant aux hôteliers-restaurateurs, ils forment bien évidemment le groupe le plus nombreux.

Les remontées mécaniques fournissent à elles seules de nombreux emplois saisonniers et à plein temps, ce qui contribue à fournir une occupation aux employés du secteur de la construction.

Marche en avant
1958, premier téléski du Val d’Anniviers à Grimentz. Fruit de quelques idéalistes, soucieux à l’époque, non pas de développer un tourisme hivernal à grande échelle, mais d’offrir une distraction sportive.
1968, Grimentz allait devenir une station hivernale à part entière, avec la construction du télésiège Grimentz – Bendolla et celle du téléski du Marais. Tourisme essentiellement estival, la tendance s’est alors inversée. L’hiver détrônait l’été dans une proportion avoisinant à l’heure actuelle les 2/3 – 1/3.
En élaborant la première phase de réalisation du domaine skiable actuel, nos dirigeants allaient freiner l’hémorragie en offrant des places de travail à la nouvelle génération, avec pour heureuse conséquence une repopulation régulière. Aujourd’hui, Grimentz compte quelques 450 habitants. La moyenne d’âge a par la même occasion baissé. Cette jeunesse est consciente de la qualité de vie qui lui est offerte et soucieuse, pour la plupart, de la maintenir en contribuant à l’essor du village.

La naissance de l'office du tourisme
Le 29 août 1967 marque une date importante de l’essor touristique de Grimentz. C’est alors, en effet, que le comité projette l’ouverture d’un bureau qui s’occuperait de la réservation des chalets et des chambres d’hôtels, qui remplirait les fonctions d’un office de change, qui enregistrerait les inscriptions pour l’école de ski, qui vendrait les billets pour les remontées mécaniques et qui organiserait des promenades pour les hôtes.
Le 13 juillet 1969 est inauguré l’office du tourisme ; Grimentz peut dès lors mettre en valeur son infrastructure touristique.
Encore un mot
Grimentz est l’un, si ce n’est le village valaisan le plus typique. Son passé lui permet de réfuter le titre de station au profit de celui de village sportif. Nuance de haute importance. En effet, contrairement à une station " construite ", Grimentz offre en plus des possibilités touristiques et sportives, une âme, que seule une traversée des siècles dans le respect des valeurs traditionnelles est à même d’apporter.
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